« Tout d'abord, lorsqu'on commence à écrire, on se rend vite compte de son ignorance du sujet. On peut se dire : « Mon Dieu, je maîtrise parfaitement ce sujet ! » Mais ensuite, lorsqu'on essaie de le formuler, on se rend compte qu'il est incroyablement difficile de l'expliquer de manière à ce que les autres le comprennent. Écrire oblige à clarifier sa pensée. Comprend-on vraiment quelque chose ou non ? Souvent, je réalise que je n'en sais pas autant que je le pensais, ou que ma compréhension est superficielle, et je dois donc approfondir la question. J'écris aussi en raison de mon rôle et du mode de vie que j'ai choisi en tant que fondateur : voyager et apprendre constamment. J'ai vécu tellement de choses, et partager ces leçons est enrichissant, que les gens les perçoivent ou non. J'apprécie de coucher mes idées sur le papier. Même si mes écrits ne rencontrent pas un grand succès, le simple fait de pouvoir formuler les choses exactement comme je le souhaite me procure un sentiment d'accomplissement. » – Viktor Kyosev, directeur de cabinet chez Docquity
« J'ai appris à privilégier la visibilité externe dans tout ce que j'entreprends, en veillant à développer mon réseau et à toujours avoir un plan B. J'ai eu la chance que Doquity soit notre plus gros client chez Greenhouse. Je me souviens très bien du jour où le fondateur de Doquity est venu nous voir, alors qu'ils commençaient tout juste leurs activités en Indonésie. Je les ai mis en relation avec les bonnes personnes et j'ai fait tout mon possible pour les aider. Grâce à mon soutien dès le début, nous avons bâti une relation solide et durable. Lorsque je leur ai finalement annoncé que j'étais à la recherche d'une nouvelle opportunité, la réponse du fondateur était exactement ce dont j'avais besoin : « Rédigez votre profil de poste. Personne d'autre ne postulera pour ce poste, et il vous attendra. Prenez tout le temps qu'il vous faut. » C'était l'approche idéale en cette période de transition. » – Viktor Kyosev, Directeur de cabinet chez Doquity
« Si vous appréciez l'aventure entrepreneuriale, quoi qu'il arrive, vous aurez probablement envie de recommencer. La vraie question est : est-ce que vous voulez le faire tout de suite ? Après des mois d'efforts acharnés, de sous-rémunération et de stress intense, se relancer immédiatement n'est pas toujours la meilleure solution. En vieillissant, on assume des responsabilités comme fonder une famille, et il faut réfléchir davantage à ses décisions. Je vois beaucoup de gens se replonger dans les startups, mais ce sont souvent des jeunes d'une vingtaine d'années qui se disent : « Quel est le pire qui puisse arriver ? » À cet âge-là, cette mentalité fonctionne : prendre des risques, expérimenter, foncer. Mais en vieillissant, les enjeux changent, et il faut être plus prudent avant d'aborder ce nouveau cap. » – Viktor Kyosev, directeur de cabinet chez Docquity
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de la gestion des échecs de startups, du parcours du fondateur de Greenhouse jusqu'au poste de chef de cabinet de Docquity, et des risques d'intégrité des startups en Asie du Sud-Est.
Mots-clés : Viktor Kyosev, échec de startup, fondateur de Greenhouse devenu directeur de cabinet chez Docquity, risques d’intégrité des startups en Asie du Sud-Est, Singapour, Asie du Sud-Est, startup, échec, parcours d’un fondateur