« Le talent suit une courbe en cloche, n'est-ce pas ? Dans le sens où il y a des personnes qui excellent dans un domaine et d'autres qui sont médiocres dans un autre. Par exemple, Jeremy est très mauvais au piano, mais il est probablement doué pour le podcasting dans le contexte de l'Asie du Sud-Est. Pas au niveau mondial, bien sûr. Et c'est là tout l'enjeu du talent : je suis d'un côté pour telle ou telle compétence. Ensuite, on parle de certains pôles, vous voyez ? Des vortex de talents qui les attirent. Si vous voulez être le meilleur dans un domaine comme le jeu d'acteur, par exemple, vous voudrez probablement aller à Hollywood. Il y a aussi des pôles régionaux comme Bollywood. Évidemment, il y a les Chinois qui ont leur propre scène hollywoodienne pour le cinéma, etc. Il y a donc des niches pour leurs marchés locaux respectifs, mais Hollywood est le vortex de talents pour les acteurs. » - Jeremy Au, animateur du podcast BRAVE Southeast Asia Tech
« J'ai lu un article très intéressant, je ne sais plus si c'était dans The Economist ou The Atlantic, qui expliquait en gros que le déclin de la fécondité au niveau mondial est en réalité dû aux smartphones. Ils disaient en substance que, même si les gens ont d'autres ressources, comme des services de garde d'enfants suffisants ou non, etc., si on analyse la situation sur une carte, on constate que, même si on cite souvent la Scandinavie comme un modèle en matière de garde d'enfants et de congés parentaux, le taux de fécondité y est en baisse. Ils avançaient donc l'argument que, si l'on cartographie le taux de pénétration des smartphones, on observe une corrélation entre les taux de fécondité et le taux de pénétration des smartphones : les régions où la fécondité est la plus élevée ont celles où ce taux est le plus faible. » – Shiyan Koh, associée gérante chez Hustle Fund – Jeremy Au
« Vous savez, il y a ce système de filières d'études, où, par exemple, en licence, on voulait devenir biologiste, puis soudain, on se spécialisait dans des domaines comme la longévité et le vieillissement. On faisait ensuite une licence, un master, puis un doctorat à Harvard. Il y avait alors un effet d'aspiration massif. Harvard avait des professeurs de renommée mondiale, véritables stars de la recherche. Et puis, il y avait cette incroyable relève de chercheurs extrêmement motivés, ambitieux et brillants. Ensuite, les ressources humaines et financières arrivaient, et on se disait : “Vous avez fait ceci, vous avez fait cela. Pourquoi ne pas aller plus loin ?” Et ces laboratoires produisaient des brevets, des startups, des entreprises dérivées à la chaîne. » – Jeremy Au, animateur du podcast BRAVE Southeast Asia Tech
Dans cet épisode, Jeremy Au aborde le déclin démographique, les problèmes de visas et les raisons pour lesquelles les talents internationaux se tournent vers l'Asie du Sud-Est.
Mots-clés : Effondrement démographique, Visas expirés, Réorientation des talents vers l’Asie du Sud-Est, Singapour, Asie du Sud-Est, Leadership éclairé