« On fait du vélo de 19h à minuit, et c'est vraiment bizarre parce qu'aux États-Unis, on ne fait jamais de vélo la nuit. Il y a un problème de sécurité, et il n'y a pas de réseaux de pistes cyclables bien éclairées et reliées par des parcs. Culturellement, on ne pratique tout simplement pas ce genre d'activités. Quand j'étais adolescent, je trouvais Singapour horrible parce que je ne m'y amusais pas. On ne peut rien faire, l'alcool et le tabac sont très taxés, et il y a tellement de restrictions. Du coup, on est très réticent à partir. C'est comme si Singapour était une société à part entière, le gouvernement est trop axé sur les entreprises. Ces facteurs de répulsion renforcent l'attrait des États-Unis. » - Jeremy Au, animateur du podcast BRAVE Southeast Asia Tech
« Pour postuler à un emploi aux États-Unis depuis Singapour, l'un des points clés est que j'ai commencé par LinkedIn et j'ai réalisé à quel point le processus est lent. Quand une candidature arrive aux États-Unis, LinkedIn arrive souvent trop tard. La plus grande difficulté a été de répondre à la question : « Avez-vous besoin d'un visa pour entrer aux États-Unis ? », car cela s'est avéré être un critère de sélection. La plupart du temps, la réponse est immédiate, et après deux jours, les entreprises auxquelles on a postulé refusent les offres. La plus grande difficulté est de comprendre le marché du travail américain depuis Singapour, et la seconde est d'obtenir le visa. Les Singapouriens ont le visa H1B1, un visa non attribué par tirage au sort qui permet de travailler aux États-Unis à moindre coût, et seulement 20 % des visas disponibles sont utilisés. C'est le principal défi dans ces deux aspects. » – Invité anonyme
« Le simple fait, quand on est une startup, de devoir se battre pour attirer l'attention et obtenir une couverture médiatique, est révélateur. On finit par adopter des méthodes dynamiques et très orientées vers l'extérieur pour diffuser son message. On ne peut pas se contenter de l'humilité et dire : "Mon produit est bon, mais voici ses défauts, et nous ne sommes que 2 % meilleurs que la concurrence." Tout le monde se demandera pourquoi acheter le produit. Au lieu de cela, on dit : "Nous sommes disruptifs, nous allons révolutionner ce secteur, la fin du monde est proche à cause de notre entreprise." Ce niveau de persuasion est essentiel. La Silicon Valley n'est pas seulement un écosystème technologique, c'est aussi un écosystème de compétences commerciales. » – Jeremy Au, animateur du podcast BRAVE Southeast Asia Tech
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de son déménagement de l'Asie du Sud-Est vers la Silicon Valley, du recrutement aux États-Unis, des obstacles liés aux visas et des écosystèmes de talents.
Mots-clés : Questions-réponses anonymes, Déménagement d’Asie du Sud-Est vers la Silicon Valley, Recrutement aux États-Unis, Obstacles liés aux visas, Écosystèmes de talents, Singapour, États-Unis, Asie du Sud-Est, Leadership éclairé