« Êtes-vous vraiment honnête quant à la situation de votre entreprise ? Inutile d'afficher un optimisme forcé. Il est dangereux d'hésiter à informer ses investisseurs des difficultés rencontrées. Si votre investisseur est informé depuis le début de la situation, il perçoit la transparence et la communication comme un gage de bonne santé financière, ce qui le met à même de vous aider. En revanche, s'il n'a entendu que des rapports positifs et découvre soudainement les graves problèmes, la situation est bien plus délicate. Il existe un minimum d'attentes, et il est impossible de tout savoir. C'est pourquoi il est essentiel de s'appuyer sur ses investisseurs et ses conseillers, et de solliciter leur aide. L'objectif n'est pas de tout savoir, mais de pouvoir mobiliser les ressources nécessaires pour résoudre les problèmes qui se présentent. » – Shiyan Koh
« Il est important de rester réaliste. On ne peut pas se voiler la face, que ce soit pour nous-mêmes ou pour nos investisseurs. Je sais que c'est parfois difficile, car on a envie de ne pas paniquer devant ses employés, mais ils sentent bien quand on est déconnecté de la réalité. Ils parlent aussi aux clients et voient le produit. Il faut trouver un équilibre entre optimisme, communication de la vision et réalisme quant à la situation de l'entreprise. On sait que ça va être difficile, il faut donc identifier les points à clarifier pour les trois à six prochains mois. » - Shiyan Koh
« S’installer dans un nouveau pays, c’est toujours difficile de gérer simultanément un changement de pays, de secteur et de poste. Si vous faites ce triple saut, vous devenez en quelque sorte un candidat débutant pour l’employeur. Il est important de savoir si votre objectif est à court ou à long terme. Beaucoup de gens veulent rester un certain temps à Singapour ou au Vietnam pour voir s’ils souhaitent s’y investir davantage par la suite, mais il existe une possibilité de retour dans leur pays d’origine. S’il y a une chance que vous ne restiez pas plus de deux ou trois ans dans ce pays, être opérateur est plus judicieux, car vous pouvez développer des compétences qui vous sont propres et qui dépendent moins du réseau. Vous pouvez également réussir et transposer ces compétences sur différents marchés, contrairement au rôle de capital-risqueur, qui repose beaucoup sur le développement d’un réseau, et dont la montée en puissance et les retombées sont donc plus longues. » – Jeremy Au
Dans cet épisode, Jeremy Au répond aux questions des auditeurs sur les thèmes suivants : la confiance entre fondateurs et investisseurs, les modèles de crédit « acheter maintenant, payer plus tard » et l’impact réglementaire de la SEC américaine sur le capital-risque en Asie du Sud-Est.
Mots-clés : Questions-réponses avec les auditeurs, Confiance entre fondateurs et investisseurs, Modèles de crédit « Achetez maintenant, payez plus tard », Impact de la réglementation de la SEC américaine, Capital-risque en Asie du Sud-Est, États-Unis, Asie du Sud-Est, Questions-réponses