« D'un point de vue écosystémique, nous avons discuté cette année avec de nombreuses marques et enseignes de distribution impactées par la concurrence chinoise. Il est important de se sentir menacé par ceux qui maîtrisent l'adaptation au marché local. En revanche, leur incapacité à s'adapter localement est en réalité un avantage pour les acteurs locaux, car exclure la moitié de la population comme clientèle potentielle engendre inévitablement des difficultés. Il faut donc observer attentivement ces acteurs et étudier leurs stratégies. S'ils parviennent à adapter certains aspects de ces stratégies à ce marché, vous pourrez peut-être en faire autant. » – Jianggan Li, fondateur de Momentum Works
« De nombreux acteurs du secteur agroalimentaire chinois considèrent l'Asie du Sud-Est comme un prolongement naturel de leur développement, et ce pour plusieurs raisons. La région est historiquement liée à la Chine par ses types de cuisine, ses préférences gustatives et les matières premières disponibles. Dans certains cas, ils peuvent facilement intégrer les chaînes d'approvisionnement chinoises, ou des fournisseurs chinois peuvent implanter des usines localement, ce qui leur permet de se développer plus rapidement. Lorsqu'on observe les acteurs chinois du secteur agroalimentaire s'implantant en Asie du Sud-Est, on constate que beaucoup ne ressemblent pas à des restaurants traditionnels axés sur la préparation de repas. Ils fonctionnent davantage comme des usines. » – Jianggan Li, fondateur de Momentum Works
« C’est un choc pour de nombreux restaurateurs singapouriens, car il y a un double impact, commercial et social. Sur le plan commercial, les restaurants chinois proposent des prix plus bas, un service plus rapide, des emplacements de choix et semblent bénéficier de capitaux d’investisseurs, ce qui donne aux acteurs locaux le sentiment d’être économiquement désavantagés. Sur le plan social, Singapour est une société multiethnique, et pour les personnes qui ne sont ni chinoises ni sinophones, l’expérience peut être difficile. De nombreux établissements ne sont pas halal, les menus et les systèmes de commande sont en mandarin, et l’adaptation locale est faible, ce qui rend l’expérience exclusive et inaccessible aux minorités ethniques ou linguistiques. » – Jeremy Au, animateur du podcast BRAVE Asie du Sud-Est – Jianggan Li
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de l'invasion des marques chinoises, des chevaux de Troie des fusions-acquisitions furtives et de la concurrence darwinienne.
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