« J’ai souvent répété à mon équipe, et je me le suis rappelé à moi-même, que nous évoluons dans un secteur qui exige une grande intelligence. Dans tout ce que nous faisons actuellement, nous pouvons apprendre de nombreux acteurs internationaux. Durant les premières années, lors de la mise en place de notre équipe, l’innovation était peu présente. Il s’agissait surtout de faire fonctionner les choses. Croyons-nous au partage de la micromobilité à Singapour ? Si oui, comment le concrétiser ? Comment en tirer des enseignements ? C’est pourquoi j’ai besoin de m’entourer de personnes non seulement dignes de confiance, mais aussi travailleuses. » – Htay Aung
« J'avais anticipé l'arrivée des licences et des réglementations, et elles sont effectivement arrivées. Nous avons réussi là où beaucoup ont échoué, car la LTA exigeait des antivols GPS, ce qui impliquait que chaque vélo devait être équipé d'une carte SIM interne, et non plus seulement du Bluetooth. Dès le départ, nous avons opté pour des antivols intelligents avec un système dorsal capable de suivre tous les utilisateurs et leurs déplacements. Cette décision stratégique a garanti la conformité de nos vélos lors de la mise en place des licences. À Singapour, tous les opérateurs agréés doivent intégrer leurs systèmes à ceux de la LTA et transmettre leur position en temps réel à intervalles réguliers (toutes les 30 minutes à une heure). Cette prévoyance, qui nous a permis de respecter scrupuleusement les réglementations anticipées, nous a permis de nous concentrer pleinement sur la manière dont la technologie pouvait pérenniser notre activité. » - Htay Aung
« Nous avions conclu des accords avec un investisseur en capital-risque qui nous avait proposé la valorisation souhaitée, mais nous avons refusé l'argent car nos priorités d'investissement étaient différentes. Cet investisseur voulait utiliser les fonds pour augmenter rapidement le nombre de téléchargements de l'application grâce à une campagne publicitaire intensive, impliquant des célébrités. J'étais fermement opposé à cette approche car elle risquait de nuire à l'entreprise. Imaginez que nous achetions un million d'utilisateurs via des plateformes comme YouTube, Instagram ou Facebook, et qu'après avoir téléchargé l'application, ils ne trouvent aucun vélo ? Ils n'utiliseraient tout simplement pas le service. J'ai contesté la stratégie de l'investisseur en capital-risque en faisant valoir que les fonds devaient servir à acheter et à améliorer les vélos. Je suis convaincu qu'il est essentiel que les utilisateurs voient quotidiennement des vélos fiables et propres, ce qui les inciterait à télécharger et à utiliser l'application, non pas sous l'influence de la publicité, mais parce qu'ils perçoivent la valeur intrinsèque du service. Cette position distingue Anywheel des autres entreprises fortement dépendantes des financements en capital-risque. » - Htay Aung
Dans cet épisode, Jeremy Au parle des difficultés rencontrées par le fondateur d'Anywheel, de sa victoire dans la guerre du vélo en libre-service et de son refus des offres de capital-risque et de rachat.
Mots-clés : Htay Aung, les difficultés du fondateur d’Anywheel, gagner la guerre du vélo en libre-service, refuser les offres de capital-risque et de rachat, Singapour, startup, mobilité, parcours du fondateur