« Ce que je dis souvent aux fondateurs qui se demandent : « Est-ce une bonne idée ? », c'est de se poser la même question à eux-mêmes, car en fin de compte, ce sont eux qui y investissent leur temps. Ce sont eux qui font face au coût d'opportunité lié au développement de cette idée. Est-ce un engagement qu'ils souhaitent prendre pendant cinq, voire dix ans de leur vie ? Plusieurs aspects sont à considérer : ont-ils un intérêt personnel sincère pour l'idée, suffisant pour les soutenir dans les moments difficiles de la création d'une entreprise – ces matins angoissés où l'on se dit : « Oh non, il faut encore que je m'occupe de ces clients ? C'est insupportable ! » – ou bien se réveilleront-ils en pensant : « Je suis toujours vraiment intéressé par la résolution de ce problème. Ce problème est important pour moi, et ces clients le sont aussi. Je veux le faire. » En résumé, existe-t-il une adéquation fondamentale entre le fondateur et le problème ? » – Shiyan Koh
« Je pense souvent à l'histoire et à la science-fiction car j'adore ces deux sujets. Ce sont deux récits d'une même réalité : l'évolution de l'humanité. L'histoire est riche d'idées d'innovations simultanées. À l'opposé, la science-fiction invite les auteurs à rêver du futur, à s'interroger sur ce que, compte tenu de notre compréhension actuelle de la vie humaine, nous pourrions désirer instantanément. Il y a une progression narrative inhérente à ces idées. Je crois que les fondateurs font essentiellement progresser des idées de la décennie suivante vers le présent, un processus qui promet d'être fascinant. Les idées ne sont plus de simples créations spontanées, mais reflètent les besoins de la société, ce qui est réalisable et les financements disponibles pour les concrétiser. Ce lien est intrigant : il ne s'agit pas seulement de savoir si une idée est bonne à nos yeux, mais si la civilisation est prête à la mettre en œuvre. Dans ce contexte, les fondateurs agissent comme des sages-femmes, aidant à donner vie à ces idées. » - Jeremy Au
« La question récurrente du coût d'opportunité se pose : l'opportunité est-elle suffisamment importante ? Le gain potentiel justifie-t-il le temps investi ? Plusieurs pistes de réflexion existent. Ensuite, une autre question se pose : cette idée est-elle bonne et est-elle adaptée à un financement en capital-risque ? De nombreuses idées donnent naissance à des entreprises parfaitement viables, mais ne sont pas forcément attrayantes pour les investisseurs en capital-risque. Ce n'est pas forcément un inconvénient ; différents modèles économiques présentent différents profils de rentabilité ; certains correspondent aux attentes des investisseurs en capital-risque, d'autres non. Il est essentiel de bien réfléchir à ce que vous souhaitez obtenir en fin de compte si tout se déroule comme prévu. Si votre objectif est de résoudre un problème qui vous tient à cœur et de créer une entreprise pérenne, de nombreux scénarios peuvent y parvenir. En revanche, si vous visez un succès à grande échelle, vos options se limitent à un type de problème spécifique. » – Shiyan Koh
Dans cet épisode, Jeremy Au s'entretient avec Shiyan Koh au sujet de la crise des relations publiques liée à l'arbitrage chez Disney+, des bonnes et des mauvaises idées de science-fiction pour les startups, et de l'essor des technologies de défense.
Mots-clés : Crise de relations publiques liée à l’arbitrage Disney+, Idées de startups de science-fiction : bonnes ou mauvaises, Essor des technologies de défense, Shiyan Koh, Singapour, Capital-risque, Start-up, Intelligence artificielle, Leadership éclairé