« De nombreux investisseurs se tournent vers une approche secondaire. Certains ont observé le succès de la politique de taux d'intérêt. Certains peuvent en tirer profit, d'autres non, surtout pour les principaux investisseurs en capital-risque. Un tour de table secondaire est un signal fort de manque de confiance dans une entreprise, ce qui rend cette démarche difficile pour un investisseur principal. On observe donc une multiplication des levées de fonds entre investisseurs institutionnels. Autre approche significative : l'essor de la dette privée. Les investisseurs se tournent vers la dette de capital-risque ou les prises de participation avec des structures similaires à la dette, dans le but d'obtenir des rendements fiables grâce aux taux d'intérêt et à une récupération de capital plus rapide. On constate une tendance marquée à l'intégration de stratégies de dette privée dans les fonds. » – Jeremy Au
« Si l'on se base sur les données historiques, on constate que de nombreux investisseurs d'Asie du Sud-Est, notamment à Singapour, étendent leurs activités au-delà de leur zone d'origine. Ceux qui sont exposés au marché indien y consacrent beaucoup de temps en raison des perspectives favorables. De nombreux investisseurs basés à Singapour ou formés aux États-Unis investissent dans des régions comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et l'Europe. Bien que basés à Singapour, ils peuvent couvrir 10 à 20 % du marché de l'Asie du Sud-Est, mais ils recherchent principalement des opportunités d'investissement en dehors de la région. » - Jeremy Au
« On constate que de nombreux fonds importants en Asie du Sud-Est ont déjà réduit leur taille, ce qui peut être perçu comme un avantage ou un inconvénient. Durant la période de taux d'intérêt zéro, ils levaient des fonds considérables, mais ils privilégieront désormais des investissements plus modestes, plus rigoureux et mieux structurés pour la région. L'inconvénient est qu'ils n'ont pas pu lever des fonds aussi importants qu'auparavant, notamment en raison de la prudence des associés commandités et du faible intérêt des investisseurs institutionnels pour les fonds trop importants. C'est un débat à double tranchant, qui reflète une nouvelle réalité. La prochaine génération de sociétés de capital-risque opérera probablement avec des fonds plus petits qu'auparavant. » - Jeremy Au
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de l'évolution darwinienne du capital-risque : changements de stratégie dus à la faible performance des fonds d'Asie du Sud-Est (0,4X par rapport aux États-Unis, à l'Inde et à la Chine).
Mots-clés : Évolution darwinienne du capital-risque, Changements de stratégie suite à la faible performance des fonds en Asie du Sud-Est (x0,4), Comparaison États-Unis-Inde-Chine, Singapour, Asie du Sud-Est, Capital-risque, Leadership éclairé