« Mon objectif principal est d'aider les gens à comprendre qu'il est possible d'être indépendant, malgré tous les défis que cela implique. J'ai rencontré et discuté avec de nombreuses personnes du monde de l'entreprise qui nourrissent de nombreuses inquiétudes. Elles se demandent : « Sans salaire régulier, que vais-je faire ? » ou « J'approche de la quarantaine, je repars de zéro, comment vais-je m'en sortir ? » Ces inquiétudes les amènent souvent, à soixante ans, à se demander : « Qu'ai-je fait de ma vie ? » J'espère que mon livre encouragera davantage de personnes à cultiver leur indépendance, leur curiosité et leurs ambitions, en particulier celles qui sont en milieu de carrière. Je veux qu'elles sachent que c'est tout à fait possible. Il ne s'agit pas de se dire : « Si j'avais 25 ans, je le ferais, mais maintenant, à 45 ans, je ne le ferai pas. » En réalité, c'est encore tout à fait possible. » – Adrian Tan, auteur de « No More Bosses » et directeur de la stratégie marketing chez Marketing Sumo
« Les licenciements étaient rares et souvent associés à la honte. Un fort sentiment de gêne les entourait, rendant difficile le partage de cette expérience. J'en ai été témoin vers 2007-2008, pendant la crise financière mondiale. Je travaillais encore au recrutement et nous recevions énormément de CV de personnes travaillant dans les banques de toute l'île. Quand on leur demandait pourquoi ils avaient quitté leur emploi ou avaient été licenciés, on le sentait à leur voix : ils hésitaient, marmonnaient. Il leur était difficile d'expliquer ce qui s'était passé ou de comprendre pourquoi la banque à laquelle ils avaient été fidèles pendant 35 ans avait décidé de les licencier. Du jour au lendemain, ils devaient tout recommencer. C'était une expérience incroyablement douloureuse. » – Adrian Tan, auteur de « No More Bosses » et directeur de la stratégie marketing chez Marketing Sumo
« Cela m'a rappelé un ami dont j'ai parlé au chapitre 2. Il était directeur régional d'une société d'évaluation, mais il a tout quitté pour créer une entreprise de technologies RH, alors qu'il avait déjà trois enfants. Il m'a expliqué son raisonnement. Il avait des économies pour faire face aux difficultés, mais ce qui l'a vraiment influencé, c'est ce qu'on appelle le « cadre de minimisation des regrets », un concept de Jeff Bezos. Je n'en avais jamais entendu parler auparavant. Bezos l'a utilisé pour décider de créer ou non Amazon. Mon ami a appliqué la même idée, en se disant : « Je ne veux pas, à soixante ou soixante-dix ans, regretter de ne pas avoir créé cette entreprise. » C'est une perspective à considérer, car, au final, on ne vit qu'une fois. » – Adrian Tan, auteur de « No More Bosses » et directeur de la stratégie marketing chez Marketing Sumo
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de son parcours, de son licenciement à sa création d'entreprise dans les ressources humaines, de l'écriture de son livre « No More Bosses » et des défis liés à l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle des entrepreneurs indépendants.
Mots-clés : Adrian Tan, De fondateur licencié à fondateur de RH, Écrire sans patron, Défis d’équilibre vie professionnelle-vie privée pour les entrepreneurs indépendants, Singapour, Asie du Sud-Est, Créateurs, Parcours d’un fondateur