« Je ne suis pas particulièrement sportif de nature, mais j'ai pratiqué pas mal de sports d'endurance. Quand j'ai décidé de participer à l'Ironman, je me suis demandé si je voulais vraiment relever ce défi. J'avais une certaine appréhension à l'idée de m'engager pleinement et de ne pas savoir si j'allais terminer, vu la longueur de l'épreuve. Mais cela m'a vraiment conforté dans l'idée que si je me fixe un objectif, que j'y consacre du temps et que je m'y investis pleinement, je peux maîtriser le résultat. Dans les situations les plus difficiles, qu'elles soient professionnelles, personnelles, familiales ou autres, cela me donne de l'espoir. Si on donne le meilleur de soi-même, on a de fortes chances d'atteindre ses objectifs. » - Adrian Li
« Même si le produit était bon, que les gens étaient prêts à payer et que nous étions rentables, il restait difficile de toucher un public plus large. Nous avions un excellent produit, mais il était arrivé trop tôt sur le marché ; le timing est donc crucial. En matière d'innovation produit, si certains marchés sont à l'avant-garde de la tech, notamment la Silicon Valley et, plus récemment, la Chine, j'ai appris que, sur les marchés émergents, on pouvait créer une valeur immense en développant des entreprises qui n'étaient pas à la pointe de l'innovation, mais plutôt en s'appuyant sur des modèles commerciaux et des produits éprouvés, et en les commercialisant. » – Adrian Li
« Ce qu'on me dit sans cesse à propos de la tech indonésienne, c'est que l'Indonésie est hors de prix. Forcément, les valorisations des entreprises ici, exception faite de 2021 où tout était surévalué, en sont la preuve. On parle ici de valorisations relatives par rapport au reste de l'Asie du Sud-Est. Certes, les valorisations ont été relativement plus élevées, mais cela reflète simplement l'immensité du marché indonésien. Par ailleurs, lorsqu'on analyse les opportunités d'investissement à cette époque, on constate que de nombreuses entreprises chinoises pionnières ont été copiées en Chine. Bien que ces modèles économiques aient fait leurs preuves en Chine, le même phénomène s'est produit en Inde, et je pense qu'il en sera de même en Indonésie. Ces modèles économiques sont généralement davantage axés sur l'exécution que sur le produit, ce qui nécessite des opérations hors ligne. Développer ces entreprises à l'international est très coûteux et complexe. C'est pourquoi je ne crois pas tellement à l'importance d'une approche régionale pour développer des entreprises en Asie du Sud-Est, mais plutôt au potentiel du marché indonésien. » « elle-même. » - Adrian Li
Dans cet épisode, Jeremy Au parle de ses sources d'inspiration durant son enfance pour ses MBA à Cambridge et Stanford, des perspectives du capital-risque en Indonésie (entreprises spécialisées versus capital-investissement dans les petites capitalisations), et du parcours du fondateur de l'edtech chinoise et de Rocket Internet.
Mots-clés : Adrian Li, MBA Cambridge-Stanford, inspirations d’enfance, perspectives du capital-risque en Indonésie, sociétés spécialisées vs capital-investissement à petite capitalisation, Edtech en Chine, parcours du fondateur de Rocket Internet, Indonésie, Chine, capital-risque, histoire d’un fondateur